Retrait-gonflement des argiles : une aide de l’État pour protéger les habitations
Les épisodes de sécheresse successifs peuvent avoir des conséquences importantes sur les habitations, notamment lorsqu'elles sont construites sur des sols argileux. Face à ce phénomène, l'État expérimente un nouveau dispositif d'aide à la prévention dans onze départements français, dont le Lot-et-Garonne. Le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE 47) accompagne les propriétaires susceptibles d'en bénéficier.
Le retrait-gonflement des argiles est un phénomène naturel lié aux variations d'humidité des sols. En période de sécheresse, l'argile se rétracte, tandis qu'elle gonfle lorsque les pluies reviennent. Ces mouvements répétés peuvent fragiliser les fondations des bâtiments et provoquer l'apparition de fissures, parfois importantes. Le Lot-et-Garonne est particulièrement exposé à ce risque, qui concerne également des habitations de Villeréal.
La municipalité reste attentive à cette situation. Chaque année, elle engage les démarches nécessaires pour solliciter la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle au titre de la sécheresse. Pour 2026, le maire Gilles Quélennec espère qu'une décision favorable permettra aux propriétaires concernés de bénéficier des garanties prévues par leur assurance.
Un dispositif pour prévenir les dégâts avant qu'ils ne s'aggravent
Parallèlement aux procédures de reconnaissance de catastrophe naturelle, l'État a mis en place un Fonds de prévention du retrait-gonflement des argiles. Il ne s'agit pas d'une aide destinée à réparer les dommages déjà subis, mais bien d'un dispositif permettant d'anticiper les risques et de protéger les habitations.
Concrètement, les propriétaires éligibles peuvent bénéficier d'un diagnostic réalisé par un professionnel qualifié. Celui-ci examine le bâtiment, son environnement, les fondations et les réseaux d'eau enterrés afin d'identifier les facteurs de risque. À l'issue de cette expertise, des travaux préventifs peuvent être préconisés, notamment pour améliorer la gestion des eaux pluviales, limiter l'influence des racines des arbres ou protéger les fondations.
Selon les ressources du ménage, ce diagnostic peut être financé par l'État à hauteur de 70 à 90 %. Les travaux de prévention recommandés peuvent également bénéficier d'une aide comprise entre 50 et 80 %, dans la limite d'un plafond de dépenses de 14 000 € HT.

